présentation

présentation
J'écris.
J'écris donc je publie.
dans des livres et sur ce blog.
Mes nouvelles sont ouvertes à toutes les critiques, tant qu'elles sont argumentées!

# Posté le lundi 07 avril 2008 06:37

Modifié le lundi 07 avril 2008 15:19

J'aurais aimé, tu sais

Essayer de ne plus réfléchir
User les touches de mon clavier
Bruler mes doigts sur les cordes de ma guitare
Ecouter en boucle, toujours la même chanson
Me laisser assommer par le bruit
Essayer d'oublier
Le son de ta voix
L'odeur de ta peau
Le bleu de tes yeux
La douceur de tes mains
Essayer de penser
A l'ami que tu es
Un ami et c'est tout
Essayer d'effacer
Les souvenirs
Les images
Les idées
Sans y arriver
Je n'aurais jamais cru pourtant
Pouvoir recommencer
Réapprendre
A rever
A rire
A pleurer
A conjuguer le verbe aimer
Je n'avais pas voulu pourtant
Supporter cette douleur dans le creux des reins
Ce coup de poing en plein ventre
Ce lien autours du c½ur
Pas si vite
Pas si fort
Je ne pensais pas pourtant
Que je pourrais ne plus réussir
A écrire
A parler
A vivre
Que je voudrais tout déchirer
Ne pas exister
T'écouter jouer
Entendre ton rire malheureux
Te serrer dans mes bras
Juste une fois
Juste comme ça
En amis
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 17 juin 2009 06:43

à la vie .... à la vie !!!

Avant tout sache que ce n'est pas moi qui t'écrit,
Presque pas
Je n'aime pas être cette Laurène lyrique et compliquée
Je n'aime pas t'écrire
Je n'aime pas ne rien te dire
Mais rassure toi
Cette lettre ne s'achèvera pas sur un je t'aime
Pas cette fois
Cette fois, c'est par là qu'elle commence
Je t'aime
C'est pas grave, je guérirais
C'est promis, ça va passer
Mais j'ai encore besoin de bonheur
Du bonheur à en pleurer
Te faire sourire
Voilà, c'est ça que je veux
Te faire sourire
Sans avoir peur de le faire pour la dernière fois
C'est utopique
Jmen fous je crois toujours que tout est possible
Ou presque
Je sais que j'aimerais
Me blottir dans tes bras
T'admirer
T'aimer comme jamais
T'appeler
Aller boire un café
Juste avec toi et moi
Si seulement j'étais un homme
Oui, tu vois je ne suis pas complètement stupide
Pourtant
En y repensant
Tout ça on l'a déjà fais
Certes on a tous les deux grandi
Mais j'en avais pas forcément envie
Et ce qui me manque
C'est ton sourire en coin
Tes yeux qui font pareil
Ton délicieux cynisme
Ces secrets inavouables
Ceux qui commencent comme ça
Tu promets que tu ne le répèteras pas
Et puis c'est tout
C'est nous
Vils fourbes aigris
Heureux
Doux et plaisants à mi-temps
Nos jeux, nos batailles
On est pas des gosses
On est pires
On a une conscience
Des mots
Des conversations
La vie sans ça n'a pas de saveur
Alors ne nous arrêtons pas
Mon ami
Mon frère
Ma vie
Tais toi juste une seconde
Et vient dans mes bras
Espèce de chieur

celle qui est restée ta soeur, et qui ne pourra jamais t'oublier

# Posté le dimanche 19 avril 2009 13:08

je pourrais si je voulais

Je pourrais m'excuser cinquante fois
sans savoir pourquoi
Je pourrais baisser les bras
En sachant exactement pourquoi
Je pourrais commencer une cure de désintox'
et arrêter d'être accro
accro aux clopes
au café
à toi
Je pourrais décider de tout oublier
mais je ne le peux pas
mais je ne le veux pas
Je pourrais faire semblant
Mais ce ne serait pas moi
Et je ne peux pas la concevoir
La fin
la fin de tout la fin de nous
Il y a tellement de choses
à vivre
à faire
à écarter
des projets insensés
des envies spontanées
des jours heureux
ou pas
ça vaut le coup d'essayer
?
tu te tais
tu te tais pour ne pas que je le fasse
je le crois
je le sais
et je sais jouer
mais j'ai un peu oublié la règle
donne moi un indice
donne moi une chance
donne moi ta main
donne moi un petit bout de ton coeur
même un tout petit bout
laisse moi une dernière fois explorer ton regard
me noyer dans tes yeux
me perdre sur tes lèvres
Je te laisse gagner si tu me promet
Que tu ne m'oubliera pas.





# Posté le jeudi 19 février 2009 09:49

AU TEMPS POUR MOI

dimanche 8 février 2009



Et pour la première fois depuis un an et deux mois je n'ai pas jeté un regard sur ta fenêtre. Je me suis laissée bercer par le ronronnement régulier du bus numéro 16.
Et pour la première fois depuis un an et deux mois je me suis sentie bien. Alors je me suis autorisé un vagabondage à travers les saisons, une promenade temporelle accompagnée des beattles.

Tu n'aurais jamais dû faire ça. Tu n'aurais jamais dû me laisser faire, me laisser t'apprivoiser, comme dirais le petit prince.
Il semble bien loin le temps des pauses de dix heures, celles qui m'accordaient le bonheur quotidien de te faire sourire, celles qui faisaient de toi un ami de haut rang, mais un ami quand même. Les mois aujourd'hui se sont transformés en éternité.

Y a t-il encore maintenant une seule seconde qui puisse s'écouler sans être emplie de ton souvenir ? Chaque minute porte le deuil de tes mots, chaque instant celui de tes yeux.
Cruelle fascination que celle qui a été la mienne.
Cruel bilan que celui de nos moments communs. Les années m'ont fait te haïr, te glorifier, t'aimer.
Sous le soleil d'Italie ou la fine pluie d'avril, il y a eu nos bagarres de mômes, nos discours d'ados, nos jeux de grands, nos jeux d'enfants.
Provocation, manipulation, admiration, detestation.
Une confusion de sentiment, une abondance d'émotions, jusqu'à hier. Ces longs monologues. Racine version XXIème siècle. Les mots, le jeu, le silence.
Et toujours cette absolue violence, et tes bras comme un drapeau blanc, machine à remonter le temps. La plage, la nuit, la guitare, l'Espagne, le soir, la pluie, les clopes, les batailles. Inexorable flash-back, tourbillon infini.
Et aujourd'hui tout de suite, maintenant.
Ton monde, mon monde et le nôtre. Une fusion de tout, jusqu'à la dernière seconde.

Fabien n'était pas là, je ne suis venue que pour te voir, sans te le laisser croire. Je t'ai regardé déposer un baiser sur ta paume et me l'envoyer d'un souffle.
C'est sur tes lèvres que le temps c'est arrêté.

# Posté le samedi 14 février 2009 12:56

Modifié le lundi 16 février 2009 07:19