dimanche 8 février 2009
Et pour la première fois depuis un an et deux mois je n'ai pas jeté un regard sur ta fenêtre. Je me suis laissée bercer par le ronronnement régulier du bus numéro 16.
Et pour la première fois depuis un an et deux mois je me suis sentie bien. Alors je me suis autorisé un vagabondage à travers les saisons, une promenade temporelle accompagnée des beattles.
Tu n'aurais jamais dû faire ça. Tu n'aurais jamais dû me laisser faire, me laisser t'apprivoiser, comme dirais le petit prince.
Il semble bien loin le temps des pauses de dix heures, celles qui m'accordaient le bonheur quotidien de te faire sourire, celles qui faisaient de toi un ami de haut rang, mais un ami quand même. Les mois aujourd'hui se sont transformés en éternité.
Y a t-il encore maintenant une seule seconde qui puisse s'écouler sans être emplie de ton souvenir ? Chaque minute porte le deuil de tes mots, chaque instant celui de tes yeux.
Cruelle fascination que celle qui a été la mienne.
Cruel bilan que celui de nos moments communs. Les années m'ont fait te haïr, te glorifier, t'aimer.
Sous le soleil d'Italie ou la fine pluie d'avril, il y a eu nos bagarres de mômes, nos discours d'ados, nos jeux de grands, nos jeux d'enfants.
Provocation, manipulation, admiration, detestation.
Une confusion de sentiment, une abondance d'émotions, jusqu'à hier. Ces longs monologues. Racine version XXIème siècle. Les mots, le jeu, le silence.
Et toujours cette absolue violence, et tes bras comme un drapeau blanc, machine à remonter le temps. La plage, la nuit, la guitare, l'Espagne, le soir, la pluie, les clopes, les batailles. Inexorable flash-back, tourbillon infini.
Et aujourd'hui tout de suite, maintenant.
Ton monde, mon monde et le nôtre. Une fusion de tout, jusqu'à la dernière seconde.
Fabien n'était pas là, je ne suis venue que pour te voir, sans te le laisser croire. Je t'ai regardé déposer un baiser sur ta paume et me l'envoyer d'un souffle.
C'est sur tes lèvres que le temps c'est arrêté.
Et pour la première fois depuis un an et deux mois je n'ai pas jeté un regard sur ta fenêtre. Je me suis laissée bercer par le ronronnement régulier du bus numéro 16.
Et pour la première fois depuis un an et deux mois je me suis sentie bien. Alors je me suis autorisé un vagabondage à travers les saisons, une promenade temporelle accompagnée des beattles.
Tu n'aurais jamais dû faire ça. Tu n'aurais jamais dû me laisser faire, me laisser t'apprivoiser, comme dirais le petit prince.
Il semble bien loin le temps des pauses de dix heures, celles qui m'accordaient le bonheur quotidien de te faire sourire, celles qui faisaient de toi un ami de haut rang, mais un ami quand même. Les mois aujourd'hui se sont transformés en éternité.
Y a t-il encore maintenant une seule seconde qui puisse s'écouler sans être emplie de ton souvenir ? Chaque minute porte le deuil de tes mots, chaque instant celui de tes yeux.
Cruelle fascination que celle qui a été la mienne.
Cruel bilan que celui de nos moments communs. Les années m'ont fait te haïr, te glorifier, t'aimer.
Sous le soleil d'Italie ou la fine pluie d'avril, il y a eu nos bagarres de mômes, nos discours d'ados, nos jeux de grands, nos jeux d'enfants.
Provocation, manipulation, admiration, detestation.
Une confusion de sentiment, une abondance d'émotions, jusqu'à hier. Ces longs monologues. Racine version XXIème siècle. Les mots, le jeu, le silence.
Et toujours cette absolue violence, et tes bras comme un drapeau blanc, machine à remonter le temps. La plage, la nuit, la guitare, l'Espagne, le soir, la pluie, les clopes, les batailles. Inexorable flash-back, tourbillon infini.
Et aujourd'hui tout de suite, maintenant.
Ton monde, mon monde et le nôtre. Une fusion de tout, jusqu'à la dernière seconde.
Fabien n'était pas là, je ne suis venue que pour te voir, sans te le laisser croire. Je t'ai regardé déposer un baiser sur ta paume et me l'envoyer d'un souffle.
C'est sur tes lèvres que le temps c'est arrêté.